la Truculente Vidéotek de Raoul Bobine

Le célèbrissime Raoul Bobine nous ouvre enfin les portes de sa collection, dans laquelle s'entremêlent chefs d'œuvres et navets. Diatribe sardonique ne serait-il pas le deuxième nom de cet illustre personnage?

16 décembre 2009

L'avatar plus humain...

Avatar, de James Cameron (2009)

avatar_4mnApocalypse now vu en 3D par Myazaki, le Dernier des Mohicans se réincarnant au coeur d'illustres tribus de la planète Pandora en 2153 où l'humanité offre le service de ses armées d'Etat à de répugnantes compagnies à la recherche de métaux précieux. Tout cela, au détriment du métaphysique équilibre écologique d'un lieu que Copenhague n'ose même pas imaginer.

La recherche de minerais au Congo permettant de produire des métaux tels l'étain ou le tintale pour la fabrication de nos téléphones portable, et nourissant des guerres à l'est du pays résonne bien évidemment. Les désastres écologiques modernes également.

Histoire simple et prévisible; rentabilité oblige. Plaisir néanmoins immense. Image à couper le souffle. Immersion totale. C'est beau, c'est bon. La 3D rend grâce à ce genre de film-spectacle, et au cinéma, qui voit son aspect exclusif se renouveler.

Marcellus

Posté par Marcellus_Wall à 02:05 - L'antichambre de Marcellus - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

29 octobre 2009

Afin de ne pas soumettre le lecteur au syndrome de l'insomnie structurelle, il m'a semblé utile de lui faire vérifier la forme vivante de l'un de ses serviteurs.

Celui-ci aura la joie prochaine de faire partager aux pertinentes âmes son goût pour Milos Forman, Alain Resnais ou encore de Mickael Haeneke (s'il réussit à voir ce dernier).

Ainsi, vous constaterez que la volonté reste intacte.

Bien à vous.

Posté par Marcellus_Wall à 16:21 - Humeur quotidienne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2009

Conséquences d'un pli postal, par Marcellus

Mary and Max, d'Adam Elliot (2009)

mary_and_maxDes yeux de Mary s'échappent une infinie beauté intérieure. Chez Max, la beauté a fui à tout jamais. C'est l'histoire de deux individus tristes, surpris par le vice humain, apprentis non avertis de la vie sociale, martyrs du désespoir.

Elle a une dizaine d'années, habite une ville australienne où le marron (sa couleur préférée) s'est emparé du décor tout entier et impose à la population la fadeur d'une nostalgie éternelle. Son physique ne plaît pas; enrobée, joues élargies et tâche marron surplombant son front.

Lui a une cinquantaine d'années, il a raté sa vie sociale et admis la solitude comme refuge. Ses seuls contacts se résument à une voisine aveugle qui prépare la soupe du dimanche soir (dont le goût est parfois travesti par quelques cheveux, boulons ou nourriture pour poisson), et ses poissons rouges successifs (Henri IX à ce moment là). Il habite au coeur de New York où la tristesse s'est même abbatue sur le visage de la statue de la liberté.

Des résidus d'optimisme subsitant dans l'esprit de la fillette, elle arrache un matin un morceau d'annuaire New Yorkais dans un bureau de poste de son village, et choisit une adresse au hasard. A cet inconnu, elle écrit le message de la lutte sociale (l'autre) dont des millions d'êtres ont inscit la lettre dans leur logiciel cérébral.

Max, hypersensible, reçoit dans ce courrier la signification de sa vie.

Jamais ils ne se rencontreront, mais l'espoir suscité par une possible compréhension de l'autre est immense... et nous ne résistons pas. Absence de mièvrerie, humour débordant, l'espoir et le rêve... L'animation est au top de sa forme.

Marcellus (commentaire baclé)

Posté par Marcellus_Wall à 13:51 - L'antichambre de Marcellus - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2009

a votre avis?

bon je dois d'en parler, c'est un sujet grave... et oui on nous manipule sans cesse!!! loin des délires paranoïaques, on vit dans une socièté de l'image constament truquée, pour nous tromper sur le produit

j'en veux pour preuve l'affiche du film "unborn"!!!!

non mais je rêve!!! il nous prenne pour qui??? bon certe, odette yustman a un corps plus que ravissant mais de la a lui amincir son arrière train à la limite de l'anoréxie !!! faut pas pousser mémé dans les orties....

vous remarquerez au passage le boulot de l'infographiste qui voyait pas la nécéessité de recentrer la raie de ses fesses!!!

si vous souhaitez voir des pages et des pages de manipulations médiatiques allez donc faire un tour sur ce site:

http://photoshopdisasters.blogspot.com/

UNBORN_affiche_1_

Dogger.

Posté par kektavu à 10:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2009

Jeux encadrés, par Marcellus

Rien de personnel, de Mathias Gokalp (2009)

RIEN_20DE_20PERSONNELDans un château du Centre de la France, les laboratoires Muller organisent un séminaire de formation pour leurs cadres. Ceux-ci doivent mettre en scène leur talent face à un coach. Certains appréhendent ces épreuves comme Mélanie Doutey (au visage si bien taillé), ou sont anéantis (Jean-Pierre Daroussin, qui nous met en orbite dés sa première apparition), d'autres semblent plus à l'aise dans cet espace de compétition.

Enfin, ceci est la première impression après le premier acte du film qui en compte trois. Tryptique qui se recoupe puisque nous sommes amenés à regarder les mêmes scènes avec un tempo et un oeil différents. Nos premières sensations s'écroulent et ça fait un bien fou.

Délégué du personnel, Denis Podalydès se voit offrir un poste avantageux en l'échange d'un abandon de ses fonctions syndicales ouvrant la voie à la suppression de 30 postes de cadres. M. Muller (Pascal Grégory, immense) excelle dans un comportement qui sait allier séduction et méprisabilité.

Merveilleuse surprise, ce film résiste avec force à la mièvrerie que le sombre climat social encourage trop souvent, et impose par là-même la vision d'une réalité dont chacun est dépositaire.

La distribution est un feu d'artifice; Denis Podalydès, Jean-Pierre Daroussin et Pascal Grégory nous mènent au sommet, Zabou Breitman, Bouli Lanners et Mélanie Doutey en rôles secondaires complètent le tableau avec talent.

Marcellus

16 septembre 2009

Emergeance dans l'immersion, par Marcellus

Un prophète, de Jacques Audiard (2009)

un_propheteAudiard nous invite à l'intérieur du monde de la réinsertion à la française. Visite de deux heures et demies qui peut de prime abord effrayer les âmes en mal d'exotisme colorisé.

D'abord, avouons que l'accueil reservé à Cannes pour ce film a pu contraindre certaines de nos angoisses à se réfugier derrière l'enclos de la confiance; ensuite, les précédents films commis par Jacques Audiard avaient déjà renforcé le socle de celle-ci.

Dés lors, nous sommes entrés dans la salle avec la sérénité qui annihile les probables futurs agacements.

Les premières images sont celles de Malik El Djebena ( Tahar Rahim ), qui entre dans une prison proche de Paris. On apprend qu'il a écopé d'une peine de six ans sans connaître le motif. Entrée difficile, contacts pour le moins désagréables avec ses co-détenus, et rapide prise de conscience que ce monde-là n'offre rien en dépit de sa genèse. Nous sommes écrasés, au même titre que Malik, par le désir sournois des consciences populaires, dont il vit ici la concrétisation via les inconsciences irréfragables de la démocratie directe.

Malik est très vite placé dans une situation terrible. Soit il assassine Reyeb, qui propose un peu de drogue en échange de fellations; soit on l'assassine. Ce dilemme émane de César Luciani (Niels Arestrup), parrain corse qui fait régner la loi dans la prison avec l'aide d'une vingtaine de prisonniers corses et d'une poignée de gardiens complices.

Absence de choix pour Malik qui exécute sa mission, laquelle lui offre la protection de César. Début d'une ascencion à la Scarface. Au fil des missions, des rencontres, Malik décode l'empire de l'illégal, seule clé légitime de sa situation.

Dans sa cellule, Reyeb qu'il a tué, réapparaît, et lui offre compagnie et évasion. Ses rêves sont hantés par des biches prémonitoires. Ceux de Audiard nous hantent par des séquences suspendues dans le monde de l'art photographique (une scène en noir et blanc parcourant la prison à petit rythme d'image par secondes risque de me tourmenter longtemps). La scène de fin, la sortie de Malik, officialisant son statut de criminel,  qui se fond dans la musique de Jimmie Dale Gilmore avec une infinie justesse. Générique de fin: le titre "un prophète" apparaît en grand sur l'écran puis s'éloigne comme au début de Pulp Fiction.

Marcellus

Posté par Marcellus_Wall à 19:35 - L'antichambre de Marcellus - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 septembre 2009

haleines fumants pour nomades croustillants

film_AppaloosaEd harris signe le réalisation et le scénario de ce western. Ses compétences dans ces domaines ne sont plus à démontrer, il en va dans ce même sens pour ce film.
On rode autour d'une histoire de justiciés, de gangsters, de colts,  d'indiens, de  duel....
l'histoire n'est certes pas si trépidante que ça mais la  longueur est plutôt bien gérée, les quelques moment clés arrivent après de brefs suspense.
De l'autre côté, certaines scènes manquent cruellement de piquant est sont très devinables. Ceci est un fait qui ne semble pas grave; ce qui l'est un peu plus est de vouloir accorder une place de choix à quelqu'un qui ne le mérite pas:
Renée Zellweger ne trouve pas sa place, elle est trop effacée et ne correspond pas à cette environnement qui sent la sueur, les flingues et la poudre. Cette histoire serait tellement plus intense sans cette présence féminine, et on découvre là une faille dans le scénario. Alors on peut se poser la question de l'obligation de respecter une certaine parité lorsque que cela ne semble pas indispensable. Et en contre-parti autorise évidemment l'exclusion de présence masculine dans certains films.
Ed Harris génial, vigo Mortensen sublimissime, renée Zellweger banale:
2-1, on est des cow-boys ou quoi?


Posté par kektavu à 21:22 - Le salon de Kektudi - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 août 2009

Retour sur une bombe, par Marcellus

Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino (2009)

inglorious_basterds2Chers amis, l'été se termine, et déjà, nos yeux voilés des Ray-Ban viennent tout juste de recevoir une claque monumentale.

Dernière séquence d'Inglorious Basterds, le Colonel Landa (Christopher Walts), le chasseur de juifs se rend compte de l'irréfragabilité du scalp moral qui l'attend. Face caméra, le visage de Christopher Walts (primé pour son interprétation au festival de Cannes) nous apparaît; on y lit la peur qui a exorcisé l'espoir d'une fuite tranquille. Jamais sans doute, un visage blême n'a été aussi formidablement filmé.

Ce choc final est une apothéose uniquement parce que les séquences qui précèdent sont époustouflantes. Le meurtre organisé en contrepoint de dirigeants nazis exhulte dans une mise en abîme réalisée avec une maîtrise hors normes.

Si, à plusieurs reprises, le spectateur peut se trouver gêné face à ses propres réactions au regard de la peinture Tarantinesque de la Résistance; il n'en reste pas moins la jubilation qui ici, annihile la rancoeur, puisque le talent de Tarantino est une constante, et parce que l'image, les acteurs, la musique sont splendides.

Marcellus

20 mai 2009

Présents intemporels, par Marcellus

Pas sur la bouche, de Alain Resnais (2003)

zzerzAdapté d'une opérette de 1925, ce film retrace quelques riches anecdotes sur la famille Valandray et son entourage. Situant l'action dans un Paris prospère et ambitieux, Alain Resnais renoue avec la comédie musicale (on se souvient avec déléctation d' On connaît la chanson) en faisant cette fois chanter eux mêmes les acteurs.

Les habitués de Resnais sont présents: Pierre Arditi (un riche mettalurgiste), Sabine Azéma (Gilberte, sa femme occupée à jouer avec ses courtisans), Lambert Wilson (homme d'affaires américain), Daniel Prévost (courtisan N°1), Darry Cowl (Mme Foin, concierge); et de nouveaux habitués les accompagnent: Jalil Lespert (courtisan N°2), Audrey Tautou (courtisanne du courtisan N°2) et Isabelle Nanty (soeur de Gilberte).

Depuis toujours, Gilberte ment à son mari sur sa prétendu virginité matrimoniale le jour de leur mariage. En effet, elle a été mariée aux Etats-Unis pendant six mois à un homme d'affaires (Lambert Wilson), lequel, un beau matin s'invite dans le foyer parisien avec pour alibi, un astucieux contrat d'association très attractif destiné au mari actuel (Pierre Arditi).

Espoirs de reconquête, désespoirs de conquêtes, le scénario est bref. Resnais l'étoffe, le pigmente, le précise, le magnifie tel un maître hors du temps. La photographie est époustouflante, les décors, les costumes, la mise en scène réalisés au millimètre. Jeux de scènes théatraux succulents (marivaudages, apartés,...)

Resnais offre en outre au spectateur une peinture des moeurs de l'époque (on remarque la modernité du scénario).

Manifestement intemporel.

Bref commentaire sur ce film ce jour, en raison du passage à Cannes  du dernier long-métrage d'Alain Resnais en séléction officielle: Les Herbes Folles (avec André Dussolier, Sabine Azéma, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, bref, de la haute-couture) qui sortira en septembre 2009 (que j'aimerais tant voir dés à présent !!!).

Marcellus

08 mai 2009

Désirs animés, par Marcellus

Ponyo sur la falaise, de Hayao Myazaki (2009)

zRendez-vous sur la falaise de Sosuke, petit garçon de 5 ans qui vit avec sa merveilleuse maman, et son papa quand celui-ci quitte son navire. Un matin, au moment de partir à l'école, Sosuke, occupé avec son petit bateau au bas de la falaise, apperçoit un poisson rouge à tête humaine. Il s'efforce de libérer le pauvre animal du récipient où il vient de se coincer et se l'approprie en le baptisant Ponyo. S'en suivent de merveilleuses aventures dans un lieu où le vivant est humanisé pour le meilleur.

La mal, palpable ici, n'est finalement qu'un leurre. Myazaki analyse uniquement sa perception et donne par ce prisme les clés d'un dénouement toujours à portée, pour peu que les capacités de l'Homme soient utilisées avec justesse. Message à l'humanité, rien que ça.

Oeuvre artisanale, loin des obsessions graphiques des studios Disney-Pixar, on est "emporté, transporté, par delà les abysses, par-delà les vergers" (mmm merci Alain Bashung) jusqu'à cette scène explosive où, Ponyo, devenu humain s'evertue sur les vagues, dans une folle course, à faire signe à son amour Sosuke conduit par sa maman dans un petit véhicule japonais.

Bande originale conduite avec majesté par Joe Hisaishi.

Magistral.

Marcellus

Posté par Marcellus_Wall à 13:19 - L'antichambre de Marcellus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,



Page suivante »