la Truculente Vidéotek de Raoul Bobine

25 octobre 2011

Paris, unité spéciale, par Marcellus

Polissede Maïwenn

affiche-Polisse-2010-1Pourquoi voir un film au cinéma plutôt que de cueillir des fleurs, de regarder des canards flotter sur le fleuve ou siroter un diabolo fraise en terrasse ? Outre des impératifs de température, et le fait que ces trois exemples sont susceptibles d'apparaître à l'écran à tout moment, il y a certains films qui vont font oublier que d'autres passe-temps existent. 

Polisse est un de ceux-là. Un film sur la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) au cœur du XIXème arrondissement de Paris, avec des policiers attachants comme Fred (Joey Starr), comiques (immense Frédéric Pierrot), comiqueEs (Karin Viard, Marina Foïs), et une photographe chargée par Place Beauveau de faire un reportage photo sur la BPM (Maïwenn, formidable de justesse).

Leur quotidien est rythmé par le pire fléau sociétal, à savoir l'atteinte sexuelle sur mineurs et l'inceste en dominante.

Maïwenn filme avec brio la vie de policiers qui doivent subir jour après jour la détresse des victimes, mais aussi la repentance, l'insolence, voire l'immunité des gardés à vue. Elle filme ça avec tendresse, beaucoup d'humour, réalisme et un sens artistique qui explose dans une scène mémorable: après avoir reçu une bonne nouvelle de l'hôpital Necker (la survie d'un enfant qu'ils ont cherché toute la journée), toute l'équipe se retrouve dans un bar de nuit,  dès leur arrivée, un juke-box semble lancer Stand on the word de Celestial Choir remixé par Larry Levan  (mythique DJ new-yorkais des années 80 d'après les Inrocks) et soudain, tout le monde s'envole sur le son de cette musique. Maïwenn la première, qui trouve des points de vue extraordinaires, Joey Starr, improvisant un pas de danse génial (sens du rythme, maîtrise de soi), et les autres qui nous accompagnent dans une danse enivrante. Superbe scène.

Super film.

Prix du Jury à Cannes.

Marcellus 

 

 



14 octobre 2011

L'essentiel est ailleurs, par Marcellus

The Artist, de Michel HAZANAVICIUS (2011)

 

the_artist__300    Une salle de cinéma comme on la rêve, large orchestre, balcons, ornements, un public consacré à l'évènement, un monde, une époque (1927) constituent l'action de base du film. Georges Valentin (Jean DUJARDIN) est l'acteur vedette du film présenté ce soir là et offre sa présence en fin de projection au public survolté. Il croise par un heureux hasard Peppy Miller (Bérénice BEJO), fan absolue; les journalistes s'emparent de ce moment et fabriquent l'îcone Miller.

La jeune femme réussit à tourner avec Valentin, qui, loin d'être étranger à la naissance de la star, est peu de temps après détrôné, puis oublié des producteurs et du public préférant le nouveau cinéma parlant. Traversée du désert pour Valentin, dernier défenseur du cinéma muet. Son amour pour Peppy Miller l'entretient alors que son orgueil le détruit.

Le risque de Michel HAZANAVICIUS est incontestable; réaliser un film muet en 2011, mimer les plans des années 20-30, et attirer les spectateurs en salle exige, me semble-t-il, sang froid et confiance chez les producteurs. A l'heure qu'il est, je peux affirmer sans riquer la contradiction que les deux premiers points sont formidablement réussis. Même si quelques paroles et bruitages viennent ponctuer ce film-hommage.

Sur ce point, une scène provoque l'exaltation. Un rêve de Valentin lui fait entendre tous les bruits_le verre, le chien, les starlettes qui ricannent_alors que lui même ne peut pas s'entendre quand il parle, quand il crie. C'est en fait un cauchemard et son réveil devient une ode au silence. Ce soupir de quelques secondes où l'on voit le personnage se lever et sortir de la chambre provoque en nous la plus délicieuse des musiques.

Les acteurs jouent une partition audacieuse, Jean DUJARDIN maîtrise avec jubilation son sujet et nous emmène avec lui. Cannes l'a récompensé, on s'en souvient, sous la présidence de Robert DE NIRO. Plus encore, Bérénice BEJO crève l'écran; elle interprète son personnage avec élégance et un charme manifestement intemporel !

Enfin, la pose musicale fonctionne à merveille, surtout au moment des retrouvailles entre Georges et Peppy orchestrées par l'envoûtante "Love Scene" de Bernard HERMANN (issu de Vertigo d'Alfred HITCHCOCK).

Marcellus 

 

 

27 mai 2011

Lumineuses virées nocturnes, par Marcellus

Midnight in Paris, de Woody Allen (2011)

Minuit-a-Paris-affiche  Qui espère (re-)découvrir Paris sous d'enchanteresses lueurs trouvera ici une dense nourriture dont la saveur est subtilement relevée par le jeu d'une pléiade d'acteurs.

Déjà, Jean-Pierre Jeunet avait filmé avec chaleur Montmartre dans le fabuleux destin d'Amélie Poulain, la photographie reste ici savamment naïve, puisque le thème onirique d'un Paris à l'apogée le requiert.

Cependant, les quelques amis lecteurs qui ont déambulé dans le Paris du 3ème millénaire retrouveront des images "réelles", à peine travaillées (la scène de fin sur le pont Alexandre III par exemple) ; Paris ne cessant d'incarner un spectacle vivant à la mise en scène éblouissante.

Paris est donc le personnage principal. Et tout le monde y est invité. Le monde artistique, peintres, écrivains, cinéastes concourt au même titre que la photographie au dessin de la ville lumière.

Ensuite, il y a un scenario, une histoire assez secondaire finalement où un scénariste Californien (Owen Wilson) passe des vacances avec sa future belle famille dans un palace du 1er arrondissement. Ses rêves de romancier sont soudain réanimés. Un soir, au hasard d'une ruelle, une vieille Peugeot s'arrête devant lui et l'embarque (c'est la DeLorean de Woody Allen). Il se retrouve alors entouré d'Hemmingway, de Luis Buñuel, Dali, Picasso, Lautrec,etc; et peut ainsi transmettre ses travaux littéraires aux critiques de l'époque. Il tombera amoureux de la muse de Picasso et d'Hemmingway (classieux !). Bref, il s'éclate, et nous aussi. On se laisse aller au son de Cole Porter et d'Offenbach, le sourire aux lèvres, et une pensée à l'esprit: le futur aura toujours à coeur d'anoblir chaque présent.

Profitons dés lors, des projecteurs Alleniens fixés sur notre présent.

Marcellus 

 

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05 mai 2011

Substituer a toujours une conséquence, par Marcellus

La solitude des nombres premiers, de Saverio Costanzo (2011)

LA_SOLITUDE_DES_NOMBRES_PREMIERSIl semble que certaines déchirures de l'enfance aient des répercussions dans la vie d'un être humain, voilà le constat affiché à l'écran. D'un côté, Mattia a perdu sa soeur jumelle à 8 ans, non sans responsabilité; de l'autre, Alice, même âge, s'est gravement blessée à la jambe après une virée ténébreuse dans le brouillard des Alpes. Conséquence: Mattia fait fi des relations sociales, oublie le sourire et les conversations; Alice est surnommée "la boiteuse" au lycée où elle passe quelques moments difficiles.

Ils se rencontrent dans ce lycée, avec l'aide de Viola, la sulfureuse amie d'Alice sur laquelle je me dois de revenir. S'en suit les éloignements/rapprochements de deux êtres continuellement condamnés par leurs blessures. Celles-ci étant manifestement plus fortes que les remèdes sociaux (l'amour en premier lieu). Tristesse !

Retour sur Viola désormais. Interprétée par Aurora Ruffino, Viola est au coeur d'une scène majestueuse filmée au rythme de la House de la fin des années 90. Lors d'une fête lycéenne, Alice et Viola se retrouvent dans les toilettes, échangent un nouveau baiser et redescendent sur la piste. Pendant quelques instants, les deux ne se quitteront plus du regard, et celui, enflammé de Viola, sous couvert d'un laser et d'effets stroboscopiques, incarnera pour longtemps l'essence de la beauté féminine. 

Après avoir reçu ce choc émotionnel, le montage tout en flashback peut devenir rébarbatif, d'autant que Viola disparait quasimment de l'histoire ! Re-tristesse...

Moralité: je tâcherai dorénavant de faire abstraction des second rôles trop éblouissants (avec le concours des réalisateurs si possible...)

Marcellus 

 

 

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03 mai 2011

Une affiche

affiche_poster_64_eme_festival_de_cannes  Quasimment un an d'absence, un mariage, un disque, un voyage, un tsunami, un discours, des rêves brisés, d'autres bien entamés, un ensemble de saisissements et une présence intacte, le cinéma.

Tous les ans, Cannes forme le rêve de la distinction; nul doute que cette année sera encore à l'origine de moments délicieux au regard de la sélection officielle. Woody Allen en film d'ouverture, Pedro Almodovar, les frères Dardenne et Lars Von Trier me suffisent à prédire un bon festival.

Puis il y a cette affiche de Jerry Schatzberg, Palme d'or pour Scarecrow (l’Epouvantail - 1973), géométrique, sobre, mystèrieuse, où seuls le visage et les jambes de Faye Dunaway transparaissent, qui nous plonge au coeur d'un corps invisible, réceptacle des émotions. Souhaitons au 64ème festival de Cannes de construire en nous des émotions loin des préfabriqués.

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22 mai 2010

Accord parfait, par Marcellus

Robin des bois, de Ridley Scott

robin_des_bois1Une flèche s'empare de l'écran, de long en large elle est scrutée par la salle qui, pour quelques secondes, n'écoute plus que les pulsations de son coeur. La rage de Robin Stringle (Russel Crowe) saisit son regard quand soudain la salle entière se retrouve au ciel. Somptueux décor. Sur notre gauche s'élèvent les falaises anglaises, à droite, la Manche, infiltrée par les navires de l'armée française. Puis la flèche entame sa chute à une vitesse folle. Les falaises, la plage, la mer disparaissent peu à peu pour sublimer la mort jouissive de Godefroy (Mark Strong), traître parfait, qui marque de son empreinte inerte la plage anglaise.

Décor époustouflant, une photographie sublime et cohérente, pas de 3D ici mais la sensation vécue est identique à celle d'Avatar malgré un écran de taille moyenne.

Ridley Scott a choisi de raconter le passé de Robin des bois. Les causes de son état hors la loi qui émanent de la légende, et dont le cinéma a été témoin, placent Robin Stringle au côté de Richard Coeur de Lion, au cours de la Troisième Croisade en Normandie. Godefroy, opportuniste bilingue, est la pierre angulaire du complot. Avec le roi Phillipe, il décide la mort du roi anglais pour pouvoir infiltrer le pouvoir outre-manche via son amitié avec l'héritier, Jean, à qui il manque manifestement des attributs pour la fonction. A la mort de Richard, Godefroy s'empare des finances et décime les villes qui ne s'acquittent pas d'un impôt qui croît en même temps que la famine.

Le peuple anglais se retrouve ainsi pris en tenaille entre un pouvoir corrompu qui le pille, et la France qui s'apprête à débarquer. Mais heureusement, Robin est là ! Après avoir sauvé Nottingham de la famine en semant sous la lune des graines volées dans une scène savoureuse (Victor Hugo est soudainement convoqué:(...) Pendant que, déployant ses voiles, L'ombre, où se mêle une rumeur, Semble élargir jusqu'aux étoiles Le geste auguste du semeur.), il sauve l'Angleterre de l'envahisseur et de ses âmes cupides.

Film d'ouverture du Festival de Cannes.

Marcellus

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04 mai 2010

Blessures fusionnelles, par Marcellus

Greenberg, de Noah BAUMBACH (2010)

Greenberg_Affiche_USEtre quadragénaire, seul, sortir un hôpital psychiatrique, déphasé, ex-meneur et désormais frappé par la non-illusion d'une vie qui avance, inéxorablement, en marge des désirs de l'Amérique de Robert Zimmermann; Roger Greenberg (Ben Stiller) s'y confronte à son retour au L.A natal après avoir matérialisé sa faillite personnelle à New-York.

Roger quitte Los Angeles suite à la séparation de son groupe de musique qu'il a lui-même provoquée. Il ne souhaitait en aucun cas répondre au cahier des charges du label qui était prêt à les propulser sous les projecteurs de la célébrité. Le musicien devient menuisier précaire à New-York.

Son frère l'invite à passer quelques jours dans sa maison cossue à L.A et lui donne la charge de Mahler, le chien. Puis une fille apparait. Florence, aide-ménagère, baby-sitter, vient en aide à Roger dans la lourde tache qui lui incombe: s'occuper de la maison. Elle lui plait, et c'est réciproque. La maîtrise de la forme manque aux deux, avec un plus pour Roger. Son premier contact physique avec Florence est un régal pour le spectateur mais un atroce moment de solitude pour Florence.

Une superbe scène montre Roger, seul et décalé, au milieu de ses anciens amis, qui ont tous réussi une vie sociale dans la norme. Roger n'a pas voulu se prostituer mais Roger est isolé.

D'une soirée avec l'Adolescence Hollywoodienne, on retiendra le malaise de l'inconfort face à la naïveté exploitée mais dont la limpidité n'est pas si aboutie, le choix musical de Serge Gainsbourg intervenant après le rail de cocaïne mais pendant la magnifique tirade de Ben Stiller qui synthétise l'état de son existence à son ami musicien (qui lui, s'est prostitué, et a abandonné Bob Dylan).

Federico Fellini s'incruste également avec ce curieux cadavre animal qui divertit le public autour de la piscine (référence à la Dolce Vita d'après certains journalistes lucides). Roger voit en cette carcasse son probable destin. Le lendemain, il est publié dans le New-York Times, s'apprête à investir l'Australie, puis renonce pour un trésor plus étincelant...

Hurt people hurt people ? Il y a ici, dans l'acharnement du destin, l'entrevue de la guérison. Les gens blessés se nourrissent mutuellement. Le réel nous éblouit au cinéma.

Marcellus

08 mars 2010

Oscars 2010, par Marcellus

academy_award_posterA suivre au coeur de la nuit une cérémonie où le moindre sourire est autant calculé que les multiples blagues d'Alec Baldwin qu'elles provoquent, les chutes de celles-ci intervenant un quart de seconde avant celui-là; on se dit que l'Amérique, c'est sympa; que l'Américain est esthétiquement d'une qualité non négligeable; mais aussi que leur miroir, la télévision, est plutôt bien traité. Au-delà même, cette télévision est au coeur du processus, elle mène la danse et place la publicité avec une maîtrise immense. Je retiens le "stayExtraordinary" de Diet Coke qui est apparu sous toutes les formes sur abc qui retransmettait l'évènement et la version américaine joyeuse du plaisir BMW.

Côté palmarès, on retiendra que Jacques Audiard n'a pas reçu l'oscar du meilleur film étranger et que Démineurs est le grand gagnant de la soirée. A noter aussi, et c'est heureux que la 3D de James Cameron ne rafle que des prix techniques; les membres de l'Academy Hawards ne souhaitant jeter leur dévolu sur cette nouvelle forme de cinéma nécéssitant avant tout un budget mirobolant. Tarantino aussi est distingué grâce à Christopher Waltz, si bon dans Inglorious Basterds.

On attend Cannes avec impatience.

Marcellus

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19 janvier 2010

L'humain, en mieux; par Marcellus

Invictus, de Clint Eastwood (2010)

bd0b34ca5e2dd9ad0dc32d8bfc9a5757_w350Un antilope d'Afrique australe que les Hollandais ont appelé "springbok" (bouc sauteur) ouvre la voie de la paix sociale en Afrique du sud, où Nelson Mandela est élu en 1994. Emprisonné de longues années pendant l'apartheid, le Président soumet son ressentiment à la raison. Sa vision rencontre l'étincelle qui fait vibrer la quintessence humaine: la hauteur de vue.

Grâce à ce springbok, Mandela se place au dessus du symbole d'une élection historique (le prix Nobel attribué par anticipation en 2009 à B. Obama est un appel à la réédition...)

Clint Eastwood montre d'abord la défiance des Afrikaners à l'égard de Mandela (joué avec grâce par Morgan Freeman), nous envoit ensuite dans le foyer du capitaine de l'équipe de rugby nationale (Matt Damon, impeccable)  des Springboks, composée quasi-uniquement de blancs (un seul joueur noir), et saisit les irrésolutions d'une élection, même historique: la haine qui se cristallise dans les deux camps.

Face à son entourage, proche, et politique, Mandela exige la renaissance de cette équipe impopulaire et découragée; et ce, en gardant le même staff non représentatif d'une Nation humiliée. Avec l'espoir de réconciler le pays dans le contexte de la coupe du monde de Rugby ayant lieu en Afrique du Sud en 1995.

Pendant cette année de préparation à la coupe, on regarde un pays s'interroger, se conforter et vibrer jusqu'à l'apothéose. C'est l'histoire d'une réconciliation par le sport via le politique.

Néanmoins, on pourra observer une dichotomie...

Vous savez, ces larmes qui coulent ou brouillent la vue de l'écran pendant une projection. Ici même, on peut opposer deux formes de larmes: les Stendhaliennes et les mièvres. Les premières sont exquises puisque provoquées par l'Art; les secondes, nous y sommes soumis, ce sont les larmes "Coca-Cola" chères à TF1...ces larmes de la provocation, du misérabilisme sont habituellement combattues par le film d'auteur.

Ce film de Clint Eastwood nous provoque ainsi à deux ou trois reprises. Dommage pour cette oeuvre qui n'en reste pas moins distrayante (les plans des matchs, avec ralentis et bruitages sont extraordinaires) et suffisamment dense pour n'être point mineure.

Marcellus

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16 décembre 2009

L'avatar plus humain...

Avatar, de James Cameron (2009)

avatar_4mnApocalypse now vu en 3D par Myazaki, le Dernier des Mohicans se réincarnant au coeur d'illustres tribus de la planète Pandora en 2153 où l'humanité offre le service de ses armées d'Etat à de répugnantes compagnies à la recherche de métaux précieux. Tout cela, au détriment du métaphysique équilibre écologique d'un lieu que Copenhague n'ose même pas imaginer.

La recherche de minerais au Congo permettant de produire des métaux tels l'étain ou le tintale pour la fabrication de nos téléphones portable, et nourissant des guerres à l'est du pays résonne bien évidemment. Les désastres écologiques modernes également.

Histoire simple et prévisible; rentabilité oblige. Plaisir néanmoins immense. Image à couper le souffle. Immersion totale. C'est beau, c'est bon. La 3D rend grâce à ce genre de film-spectacle, et au cinéma, qui voit son aspect exclusif se renouveler.

Marcellus

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