05 mai 2011

Substituer a toujours une conséquence, par Marcellus

La solitude des nombres premiers, de Saverio Costanzo (2011)

LA_SOLITUDE_DES_NOMBRES_PREMIERSIl semble que certaines déchirures de l'enfance aient des répercussions dans la vie d'un être humain, voilà le constat affiché à l'écran. D'un côté, Mattia a perdu sa soeur jumelle à 8 ans, non sans responsabilité; de l'autre, Alice, même âge, s'est gravement blessée à la jambe après une virée ténébreuse dans le brouillard des Alpes. Conséquence: Mattia fait fi des relations sociales, oublie le sourire et les conversations; Alice est surnommée "la boiteuse" au lycée où elle passe quelques moments difficiles.

Ils se rencontrent dans ce lycée, avec l'aide de Viola, la sulfureuse amie d'Alice sur laquelle je me dois de revenir. S'en suit les éloignements/rapprochements de deux êtres continuellement condamnés par leurs blessures. Celles-ci étant manifestement plus fortes que les remèdes sociaux (l'amour en premier lieu). Tristesse !

Retour sur Viola désormais. Interprétée par Aurora Ruffino, Viola est au coeur d'une scène majestueuse filmée au rythme de la House de la fin des années 90. Lors d'une fête lycéenne, Alice et Viola se retrouvent dans les toilettes, échangent un nouveau baiser et redescendent sur la piste. Pendant quelques instants, les deux ne se quitteront plus du regard, et celui, enflammé de Viola, sous couvert d'un laser et d'effets stroboscopiques, incarnera pour longtemps l'essence de la beauté féminine. 

Après avoir reçu ce choc émotionnel, le montage tout en flashback peut devenir rébarbatif, d'autant que Viola disparait quasimment de l'histoire ! Re-tristesse...

Moralité: je tâcherai dorénavant de faire abstraction des second rôles trop éblouissants (avec le concours des réalisateurs si possible...)

Marcellus 

 

 

Posté par Marcellus_Wall à 17:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Substituer a toujours une conséquence, par Marcellus

    merci cher Marcellus

    Merci pour tes commentaires toujours plein de finesse et de justesse Marcellus. C'est un vrai plaisir que d'entrer dans tes sensations cinématographiques.
    Bravo!!!

    Posté par Alex, 06 mai 2011 à 10:41 | | Répondre
  • très intéressante analyse, en particulier a propos du personnage de "Viola" qui effectivement disparait de l'intrigue...
    J'ai aussi été déçu par la scène finale. Longue, triste et ennuyeuse a mourir... Une façon bien fade de mettre fin a ce film.

    joli critique en tout cas mon cher Marcellus

    Posté par gwen, 10 juin 2011 à 19:30 | | Répondre
  • Merci beaucoup pour ta contribution Gwen, c'est vrai que la fin gâche un peu le reste...
    Ravi que tu ais franchi le pas.

    Merci à toi aussi Alex, j'aime tant ce ton dithyrambique qui n'appelle qu'à la réciproque.

    Posté par Marcellus, 14 juin 2011 à 00:15 | | Répondre
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